Pas à l’aise face caméra ? Le guide du dirigeant qui doit se filmer

Une silhouette dans le cercle d'une lumière de tournage

Mis à jour le

Être à l’aise face caméra ne demande pas de talent particulier : cela se prépare et s’apprend. Trois choses font l’essentiel du travail : un texte écrit pour être dit et lu à l’avance, un tournage phrase par phrase où l’on recommence autant que nécessaire, et un montage qui ne garde que les meilleures prises. La plupart des dirigeants qui redoutent la caméra sont surpris du résultat dès la première matinée.

« Je ne suis pas fait pour ça. » Depuis 2017, j’ai filmé plusieurs centaines de vidéos, et j’ai entendu cette phrase un nombre incalculable de fois. Des agents immobiliers, des restaurateurs, des commerçants, des artisans. Presque tous ont fini par parler naturellement à l’objectif. Ce guide rassemble ce qui les a aidés.

Pourquoi la caméra fait-elle si peur ?

Parce qu’elle combine trois peurs à la fois : la peur de mal parler, la peur de son image et la peur du regard des autres. Face à un client, vous parlez sans y penser. Face à un objectif, vous vous entendez parler, vous vous voyez parler, et vous imaginez tous ceux qui vous regarderont.

C’est l’effet du micro au mariage. Le même oncle qui raconte des histoires drôles toute la soirée devient raide comme un piquet quand on lui tend le micro pour un discours. Il n’a pas changé. Le contexte, si.

La bonne nouvelle : le contexte se travaille. On ne transforme pas votre personnalité. On recrée autour de vous les conditions dans lesquelles vous parlez naturellement.

Une silhouette dans le cercle d'une lumière de tournage

Faut-il vraiment apparaître dans ses vidéos ?

Pas dans toutes, mais dans une partie, oui. Les vidéos où le dirigeant ou l’équipe parle à l’objectif créent un lien que les plans de produits seuls ne créent pas. Vos clients choisissent aussi une personne : un agent immobilier, un chef, un commerçant.

Si la caméra vous paralyse vraiment, il existe des étapes intermédiaires : – la voix off : vous parlez, on voit vos mains, vos produits, votre lieu ; – les mains au travail : le geste du métier, filmé de près, sans visage ; – un membre de l’équipe : un salarié à l’aise peut devenir le visage du compte.

Mais nous conseillons de ne pas s’arrêter là. Une entreprise sans visage reste une entreprise parmi d’autres.

Comment se préparer avant le tournage ?

Lire son texte, sans l’apprendre

Un texte appris par cœur se récite, et cela s’entend. Un texte simplement lu plusieurs fois devient familier : vous savez où vous allez, et vous le dites avec vos mots. Dans notre méthode, vous recevez vos scripts une semaine avant le tournage, justement pour cela.

Lire à voix haute

Lire dans sa tête ne suffit pas. Lisez vos scripts à voix haute, une ou deux fois. Vous repérerez les phrases trop longues, les mots qui accrochent, les tournures qui ne vous ressemblent pas. Signalez-les : un script se corrige, s’adapte. Aujourd’hui, la plupart de mes scripts ne comprennent pas de phrases toutes faites mais simplement les idées.

Et le matin du tournage, on se pose avec le café pour répéter ce qu’on va dire dans les grandes lignes. Effet naturel garanti.

Choisir ses tenues

Des vêtements dans lesquels vous êtes à l’aise, des couleurs unies, rien qui serre ou qui gratte. Nous demandons deux tenues pour varier les vidéos du mois. Si vous avez une tenue de travail, elle compte : un tablier ou une veste de cuisine disent votre métier mieux qu’un discours.

Dormir et boire de l’eau

Cela paraît évident. Mais une voix fatiguée et une bouche sèche se voient à l’image. Un verre d’eau à portée de main pendant le tournage change beaucoup de choses. Et dormir, parce que c’est important de dormir (mais pas pendant le tournage hein)

Comment parler naturellement pendant le tournage ?

Parler à une personne, pas à une caméra

L’objectif est un œil de verre, intimidant. Remplacez-le mentalement par une personne : votre meilleur client, un ami, votre voisin. Vous ne parlez pas « au public », vous parlez à quelqu’un. Je saurai faire en sorte que vous me parliez à moi : un visage familier et amical, mais qui ne connait pas votre métier, votre quotidien. Le ton change immédiatement.

Pendant les tournages, je me place souvent juste à côté de l’objectif et je demande au client de me parler à moi. Ce n’est plus une prise de vue, c’est une conversation. La différence se voit tout de suite.

Avancer phrase par phrase

Personne ne vous demande de dire trente secondes de texte d’une traite. On tourne une phrase, puis la suivante. Le montage assemble. Vous n’avez qu’une phrase à retenir à la fois si c’est nécessaire. Mais vous serez surpris de constater que vous allez enchainer bien plus que prévu… c’est la magie de parler de quelque chose qui vous passionne : on se lance, et on ne vous arrête plus.

Recommencer sans complexe

Une prise ratée ne coûte rien. On la refait, autant de fois que nécessaire. Les professionnels de la télévision ou de l’industrie du cinéma le font aussi. Le montage ne gardera que la meilleure, et personne ne verra les autres… sauf si je vous fais un bêtisier en fin d’année (extrêmement apprécié sur les réseaux : capital sympathie x1000)

Garder de l’énergie

À l’image, l’énergie baisse. Une intonation qui vous paraît exagérée sur le moment paraît simplement vivante à l’écran. Souriez un peu plus que d’habitude, parlez un peu plus fort, bougez un peu les mains. Vous le verrez, je vous répèterai souvent « On est contents ? avec un grand sourire ».

Regarder l’objectif, pas l’écran

Le réflexe naturel est de regarder l’écran pour se voir (quand on se filme soi-même). Mais c’est l’objectif qui représente les yeux du spectateur. Le regarder, c’est regarder votre client dans les yeux.

Pourquoi la série aide-t-elle à se détendre ?

Les premières prises sont toujours les plus difficiles. On cherche ses marques, sa voix, sa position. Puis, au fil des minutes, la caméra devient un objet comme un autre.

Quand on tourne une vidéo par semaine, on recommence cet échauffement chaque semaine. Quand on tourne tout un mois d’un coup, on ne le fait qu’une fois. Et l’on termine la matinée bien plus à l’aise qu’on ne l’a commencée.

Je le constate à chaque tournage : la dernière vidéo de la matinée est presque toujours meilleure que la première. Le client crispé à 9 h plaisante devant la caméra à 11 h 30. C’est pour cela que j’enchaîne toujours les vidéos dans la même séance. 

Nous racontons une matinée type dans notre article sur le tournage d’un mois de contenu.

Que faire de la peur de son image ?

Presque tout le monde déteste se voir en vidéo au début. C’est un phénomène bien connu : nous avons l’habitude de nous voir dans un miroir, c’est-à-dire inversé, et d’entendre notre voix de l’intérieur. La vidéo nous montre tels que les autres nous voient et nous entendent. Le décalage surprend.

Deux conseils : – ne jugez pas sur la première vidéo : l’œil s’habitue en quelques semaines ; – demandez l’avis de vos proches et de vos clients : ils vous trouveront presque toujours plus naturel que vous ne le pensez. Ils vous voient comme ça tous les jours.

Et les commentaires négatifs ?

Ils sont rares pour une entreprise locale qui parle de son métier avec sincérité. Et quand ils arrivent, ils disent plus de leur auteur que de vous. Répondez poliment aux critiques fondées, ignorez les autres, supprimez les insultes. Un compte bien tenu ne se laisse pas déstabiliser par un commentaire.

Anecdote, je me souviens très bien d’un des seuls retours négatifs que j’ai connu : peu de temps après avoir posté une vidéo qui traitait de la vente d’un restaurant à Obernai, nous avons eu l’honneur de recevoir un commentaire « Obernai est une ville, c*nnard » -> Nous avions eu le malheur de parler d’esprit village…

Ce qu’il faut retenir

  • L’aisance face caméra se prépare : un texte lu à voix haute à l’avance, sans l’apprendre par cœur.
  • Pendant le tournage, parlez à une personne, avancez phrase par phrase et recommencez sans complexe.
  • À l’image, l’énergie baisse : souriez et parlez un peu plus que d’habitude.
  • Tourner plusieurs vidéos dans la même séance permet de se détendre au fil des prises.
  • Tout le monde déteste se voir au début : l’œil s’habitue en quelques semaines.

Questions fréquentes sur l’aisance face caméra

Vous voulez savoir où en est votre entreprise dans les réponses des IA ?

Nous faisons le point avec vous sur votre visibilité dans Google et dans les IA : ce qui fonctionne déjà, ce qui bloque et par où commencer. Un échange simple, sans engagement.

Le guide pour comprendre comment les IA choisissent les entreprises qu’elles recommandent, et ce que vous pouvez faire dès cette semaine pour en faire partie.

    • comment les IA trouvent, lisent et recommandent une entreprise

    • les signaux qui comptent : site, fiche Google, avis, données structurées

    • un test pour mesurer votre empreinte IA actuelle

    • un plan d’action par priorité, sans jargon

  • Vos données restent chez Havnn et ne sont jamais revendues.

Indiquez votre prénom.
This field is required.
Le nom de votre entreprise (facultatif).
This field is required.
J'accepte de recevoir le livre blanc et, de temps en temps, les conseils de Jérôme Vague sur la visibilité IA. Désinscription en un clic.
This field is required.