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Après plusieurs centaines de vidéos tournées pour des entreprises depuis 2017, ma conviction tient en une phrase : une vidéo d’entreprise réussie n’est pas la plus belle, c’est celle qui s’inscrit dans un plan et revient chaque semaine. La sincérité bat la perfection, la régularité bat le coup d’éclat, et la stratégie passe avant la caméra. Le reste, matériel, effets, tendances, compte beaucoup moins qu’on ne le croit.
J’ai tourné ma première vidéo pour une entreprise en 2017. Avant cela, je documentais mes voyages, mes week-ends d’escapades à vélo, mes city trips. Depuis, j’en ai tourné plusieurs centaines. J’ai été graphiste, puis responsable marketing, puis stratègiste. J’ai créé ma société en 2018 sur un vélo, en route vers l’Asie. J’y ai fait une centaine de micro missions comme on appelle cela : de la rédaction web, du graphisme, des réseaux sociaux, et du montage vidéo. Et depuis 2019, j’accompagne depuis Strasbourg des entreprises dans leur stratégie et leur communication, vidéo comprise.
Voici ce que toutes ces vidéos m’ont appris. Certaines leçons m’ont coûté cher en temps perdu. D’autres m’ont surpris. Toutes ont façonné la façon dont nous travaillons aujourd’hui chez Havnn.
Leçon 1 : la meilleure vidéo est celle qu’on publie
J’ai longtemps cherché la vidéo parfaite. La lumière idéale, le cadre impeccable, la prise sans défaut. J’ai fini par comprendre qu’une vidéo parfaite qui dort sur un disque dur ne sert à rien, et qu’une vidéo correcte publiée cette semaine fait déjà son travail. Quand on parle de vidéos locales, on veut ressentir l’humain, les émotions, les valeurs … du professionnel comme on a l’impression de le rencontrer dans la vraie vie dans un autre contexte.
La perfection est l’ennemi le plus discret de la vidéo d’entreprise. Elle retarde, elle fait douter, elle décourage. Je préfère aujourd’hui dix vidéos honnêtes à une vidéo irréprochable.

Leçon 2 : la régularité bat le coup d’éclat
Je l’ai vu des dizaines de fois : une entreprise investit dans un beau film, le publie, reçoit des compliments, puis plus rien pendant six mois. L’effet retombe en quelques jours.
Une vidéo par semaine pendant un an, c’est l’inverse. À force, les clients connaissent votre visage, votre voix, votre façon de faire. C’est un phare, pas un feu d’artifice. Le feu d’artifice éblouit une soirée ; le phare guide toute l’année.
Leçon 3 : la stratégie passe avant la caméra
C’est sans doute ma leçon la plus importante, et elle vient de mon métier de stratège. Les vidéos qui échouent ne sont presque jamais mal filmées. Elles échouent parce qu’elles ne servent à rien de précis à ce moment précis.
Avant de penser au cadre, je pose toujours les mêmes questions : quels sont vos objectifs, quels sont vos points forts / différenciants, qu’est-ce que vous voulez que vos clients pensent de vous dans trois, six, douze mois ? La réponse donne le plan éditorial. Le plan donne les vidéos. Pas l’inverse. J’ai détaillé cette méthode dans notre article sur le plan éditorial vidéo.
Leçon 4 : la sincérité se voit en une seconde
Le public a développé un radar redoutable. Il repère en une seconde le texte récité, le sourire forcé, la mise en scène publicitaire. Et il fait défiler.
À l’inverse, un commerçant un peu maladroit qui parle de son métier avec passion retient l’attention. Je ne cherche pas à transformer mes clients en présentateurs télé. Je cherche à recréer les conditions dans lesquelles ils parlent comme au comptoir.
Cela m’arrive tous les mois : des professionnels qui savent qu’il faut faire de la vidéo aujourd’hui, qui se lancent, et qui m’accueillent en disant « oh la la, j’espère que tu as de la patience, je ne suis VRAIMENT pas à l’aise. Tu pourras couper ? Désolé d’avance ça va être une galère au montage ». Et on se retrouve quasiment toujours dans le même cas : des dizaines, voire centaines de likes, des milliers de vues, des partages qu’on n’aurait même pas osé espéré. L’audience reconnait et récompense toujours le courage, le passage à l’action. D’autant plus quand ils sentent qu’ils n’auraient pas été capables de le faire, eux.
Leçon 5 : tout le monde a peur de la caméra, et tout le monde s’en remet
Je n’ai presque jamais filmé quelqu’un de parfaitement détendu en début de tournage. La caméra impressionne, c’est normal. Et presque tous finissent par l’oublier. Il m’arrive par ailleurs souvent de fait des prises de vue à blanc, le temps de dédramatiser le poids de la caméra, en guise d’échauffement. Tout est toujours plus fluide après.
Ce qui change tout, c’est d’enchaîner les vidéos dans la même séance. La première prise est laborieuse ; la septième se fait souvent d’un trait. J’ai écrit un guide pour les dirigeants qui redoutent la caméra, tiré de ces centaines de tournages.
Leçon 6 : le format vertical a tout changé
Quand j’ai commencé, une vidéo d’entreprise était presque toujours horizontale : un film de présentation pour le site, une vidéo pour un salon. Le format vertical, celui des Reels, des Shorts et de TikTok, a renversé la table. Et c’est peu dire que j’ai longtemps résisté. Amoureux de l’esthétique, je ne m’imaginais pas un autre cadre qu’horizontal. Comme quoi, on évolue tous !
Il a rendu la vidéo accessible aux petites entreprises. Il ne demande plus un budget de film publicitaire, il demande de la sincérité, du rythme et de la régularité. Une PME bien accompagnée a désormais toutes ses chances face à une enseigne nationale. C’est, je crois, la meilleure nouvelle de la communication locale depuis des années.
Leçon 7 : le temps est le vrai coût
On me demande souvent combien coûte le matériel. C’est la mauvaise question. Un téléphone récent filme très bien. Surtout quand on a le bon modèle pour ce que l’on veut faire, et que l’on maitrise ses paramètres de manière manuelle. Ce qui coûte, c’est le temps : trouver l’idée, écrire, installer, tourner, monter, sous-titrer, publier. Plusieurs heures par vidéo, quand on le fait seul.
C’est ce constat qui m’a conduit à imaginer le Fast Content : préparer tout un mois, le tourner en une matinée, et laisser le dirigeant retourner à son métier. J’ai fait le compte dans notre article sur le temps que coûte la vidéo faite soi-même.
Leçon 8 : vos clients ont les meilleures idées
Les meilleures idées vidéos ne viennent pas toujours de moi. Elles viennent des questions que les clients posent à mes clients. « Combien de temps pour vendre ? » « Comment conserver ce fromage ? » « On peut venir à douze ? » ou encore « Fixons le prix de vente de ma maison à 685 000€, pour voir si ça prend » (SPOILER : ça ne « prendra » pas. Et la maison finira même par s’user sur les portails et se vendre en dessous du prix de l’estimation. Mais ça, c’est un autre sujet.
Ce qui paraît banal à un professionnel est souvent ce qui intéresse le plus son public. Mon rôle consiste en grande partie à écouter, puis à montrer à mes clients que leur quotidien passionne ceux qui les entourent.
Leçon 9 : le local gagne
Une vidéo qui pourrait avoir été tournée n’importe où ne touche personne en particulier. Une vidéo tournée dans votre boutique, qui parle de votre rue et de votre quartier, touche d’abord ceux qui peuvent pousser votre porte.
C’est pour cela que je tourne chez mes clients, à Strasbourg et alentours, et que Havnn est installé à la Robertsau. Je connais la ville, ses quartiers, ses rythmes. Une façade, un marché, un coin de rue que les Strasbourgeois reconnaissent valent mieux que n’importe quel décor de studio.
Grâce à mes différentes expériences professionnelles et personnelles, je suis également particulièrement à l’aise sur le Kochersberg, le Ried (Erstein – Sélestat) ainsi que le Piémont des Vosges (Obernai)
Ce que j’ai changé dans ma façon de travailler
Toutes ces leçons ont un point commun : elles déplacent l’effort. Moins de temps sur la perfection d’une vidéo, plus de temps sur le plan qui les relie. Moins de temps pour le dirigeant, plus de préparation en amont.
C’est ce que nous faisons aujourd’hui avec Havnn Fast Content. J’établis le plan éditorial et j’écris les scripts. Le client les lit la semaine précédente et prévoit deux tenues. Je viens tourner chez lui une matinée. Puis nous montons et publions au fil du mois, sur Instagram, Facebook, TikTok et YouTube Shorts. Un seul interlocuteur, de la stratégie à la publication.
Je ne prétends pas avoir trouvé la seule bonne méthode. Mais c’est celle qui, après toutes ces années, permet à des entreprises très occupées de tenir la vidéo dans la durée.

