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Pour une entreprise de Strasbourg, la vidéo sur les réseaux sociaux est aujourd’hui le moyen le plus direct de se faire connaître des clients du quartier : des vidéos verticales courtes, publiées régulièrement sur Instagram, Facebook, TikTok et YouTube Shorts. Ce qui fait la différence n’est ni le matériel ni le budget, mais la régularité et un plan éditorial cohérent. Le plus dur n’est pas de faire une vidéo : c’est d’en faire une chaque semaine pendant un an.
Je fais de la vidéo pour des entreprises depuis 2017. J’en ai tourné plusieurs centaines, pour des commerçants, des agences, des restaurants. Ce guide rassemble ce que nous avons appris : pourquoi ce format compte, ce qu’il demande vraiment, et comment le tenir sans y passer vos semaines.
Qu’est-ce qu’une vidéo verticale pour les réseaux sociaux ?
Le format horizontal, c’est l’écran de télévision : on s’installe, on regarde. Le format vertical, c’est la conversation de comptoir : on passe, on écoute trente secondes, on repart avec une idée. Il ne remplace pas le film de présentation de votre entreprise. Il fait autre chose : il entretient le contact, semaine après semaine.
Trois traits le caractérisent : – il est court : l’essentiel doit tenir dans les premières secondes, sinon le pouce fait défiler ; – il est sous-titré : une grande partie des vidéos sont regardées sans le son, dans le tram ou au bureau (on parle de 75% des consommateurs de vidéo, qui sont amenés à les regarder sans le son : source Digiday) ; – il est incarné : une personne qui parle à l’objectif, des mains qui travaillent, un lieu que l’on reconnaît.

Pourquoi la vidéo verticale attire-t-elle des clients ?
Parce qu’elle est montrée à des inconnus
Sur Facebook il y a quinze ans, une publication touchait surtout vos abonnés. Les formats verticaux fonctionnent autrement. Instagram, TikTok et YouTube proposent ces vidéos à des personnes qui ne vous suivent pas, en fonction de ce qu’elles regardent et de l’endroit où elles se trouvent.
Pour une entreprise locale, c’est une porte qui s’ouvre. Votre vidéo peut apparaître sur le téléphone d’un habitant du quartier qui ne connaissait pas votre nom. Rien n’est garanti : les plateformes décident seules de ce qu’elles montrent. Mais aucun autre canal gratuit ne donne cette chance.
Parce qu’elle donne un visage à l’entreprise
On ne choisit pas un agent immobilier, un restaurant ou un fromager uniquement sur ses prix. On choisit quelqu’un. La vidéo montre ce qu’un texte ne dit pas : une voix, un sourire, une façon d’expliquer. Elle crée ce sentiment curieux de connaître une personne avant de l’avoir rencontrée.
Je l’ai vu souvent : des clients entrent en agence et saluent le commerçant comme une vieille connaissance, parce qu’ils le voient chaque semaine sur leur téléphone. C’est l’effet le plus précieux de la vidéo, et aucune publicité ne le produit. Le capital sympathie créé est sans équivalence. Une autre fois, ça m’est arrivé au restaurant de la base nautique de Plobsheim, ou une personne, un ancien client, s’est levé et présenté à mon interlocuteur pour lui dire qu’il le voyait régulièrement, et que les vidéos étaient très chouettes.
Parce qu’une vidéo se décline partout
Un même tournage alimente Instagram, Facebook, TikTok et YouTube Shorts. Il peut aussi enrichir votre fiche Google et votre site. C’est le principe de la pâte à pain : une seule pâte, et l’on en fait une baguette, des petits pains et une fougasse.
Quelle plateforme choisir pour une entreprise strasbourgeoise ?
La bonne réponse est rarement « une seule ». Les quatre plateformes acceptent la même vidéo verticale, avec quelques réglages. Ce qui change, c’est le public et l’état d’esprit.
| Plateforme | Format | Pour qui, surtout |
|---|---|---|
| Instagram (Reels) | Vertical, court | Commerces, restaurants, beauté, immobilier : le réflexe « vitrine » |
| Facebook (Reels) | Le même Reel, partagé | Une clientèle souvent plus âgée, les groupes de quartier |
| TikTok | Vertical, court | Un public qui découvre, souvent plus jeune, très sensible à l’authenticité |
| YouTube Shorts | Vertical, court | Le moteur de recherche vidéo : des vidéos qui vivent plus longtemps |
Notre recommandation par défaut : Instagram et Facebook pour tout le monde, TikTok dès que votre clientèle a moins de cinquante ans ou que votre métier se montre bien, YouTube Shorts pour gagner en durée de vie sans effort supplémentaire. Nous détaillons ces choix dans notre comparatif Reels, Shorts et TikTok.
Combien de temps la vidéo demande-t-elle vraiment ?
C’est la question que l’on se pose trop tard. Une vidéo de quarante secondes ne prend pas quarante secondes. Il faut trouver l’idée, écrire ce que l’on va dire, installer la lumière, tourner plusieurs prises, monter, sous-titrer, choisir une musique, écrire la légende, publier, puis répondre aux commentaires.
Faite seul, sans méthode, une vidéo demande facilement plusieurs heures. Multipliez par une publication par semaine, et vous obtenez une demi-journée hebdomadaire prise sur votre métier. C’est pour cela que tant d’entreprises démarrent avec enthousiasme et s’arrêtent au bout d’un mois. Le quotidien les rattrape : urgences, priorités, fatigue mental – difficile d’être créatif lorsque l’on a déjà puisé dans ses ressources toute une journée.
Le calcul complet, étape par étape, est dans notre article sur le temps que coûte la vidéo faite soi-même.
Pourquoi la régularité compte-t-elle plus que la perfection ?
Une vidéo isolée, même très réussie, est un feu d’artifice : on la remarque, puis on l’oublie. Une vidéo par semaine pendant un an, c’est un phare : on finit par savoir où il est.
Les plateformes récompensent les comptes qui publient avec régularité, et le public aussi. Un client qui vous voit chaque semaine se souvient de vous le jour où il a besoin de vous. Un compte qui publie trois vidéos en mars puis plus rien en avril donne l’impression d’une boutique fermée.
La conséquence est simple : il vaut mieux une vidéo correcte chaque semaine qu’une vidéo parfaite tous les trois mois. Et la seule façon de tenir ce rythme sans s’épuiser, c’est de préparer à l’avance.
Qu’est-ce qu’un plan éditorial vidéo, et pourquoi en avoir un ?
Sans plan, on publie ce qui passe par la tête. Avec un plan, chaque vidéo a une mission. Certaines vous font connaître, d’autres rassurent, d’autres vendent. Un bon mois mélange les trois, comme un menu équilibré mélange entrée, plat et dessert.
C’est là que se joue la différence entre un vidéaste et un stratège. Mon métier, depuis treize ans, c’est la stratégie marketing : je pars de vos objectifs avant de penser à la caméra. Nous détaillons cette méthode dans notre article sur le plan éditorial vidéo.
Comment tourner un mois de vidéos en une seule matinée ?
C’est le principe du Fast Content, notre service de vidéos verticales à Strasbourg. Plutôt que de tourner une vidéo par semaine, nous tournons tout le mois d’un coup, comme on prépare les repas de la semaine le dimanche.
Le déroulé tient en quatre temps : 1. Le plan éditorial : nous définissons les sujets du mois à partir de vos objectifs, et j’écris les scripts. 2. La lecture : vous recevez vos scripts la semaine précédente, vous les lisez et prévoyez si possible deux tenues. 3. Le tournage : je viens chez vous une matinée et nous tournons toutes les vidéos. 4. Le montage et la publication : nous montons, sous-titrons et publions au fil du mois, sur tous vos réseaux.
Votre part se résume à une lecture et une matinée. Le récit détaillé d’une matinée de tournage est dans notre article sur le tournage d’un mois de contenu.
Quelles entreprises de Strasbourg ont le plus à gagner ?
Toutes celles qui reçoivent des clients et ont quelque chose à montrer. Trois secteurs se détachent nettement.
Les agences immobilières
La vidéo fait visiter un bien avant la visite, présente un quartier, rassure un vendeur. Surtout, elle installe l’agent comme le visage de confiance d’un secteur. Voir la vidéo pour les agences immobilières de Strasbourg.
Les restaurants, bars et cafés
Un plat qui fume, un chef qui raconte son producteur, une terrasse au soleil : la vidéo donne faim. Et c’est souvent sur un téléphone que l’on décide où dîner ce soir. Voir la vidéo pour les restaurants de Strasbourg.
Les commerces de proximité
Une nouveauté en rayon, un conseil de professionnel, l’histoire de la maison. La vidéo fait entrer ceux qui passent devant sans s’arrêter.
Exemple fictif : imaginons « Chez Odile », une épicerie fine de la Robertsau. Une vidéo par semaine : le fromage du moment présenté en trente secondes, la livraison des légumes d’un maraîcher voisin, un accord mets et vins pour le week-end. Au bout de quelques mois, les habitants du quartier connaissent la voix d’Odile avant d’avoir franchi sa porte. Voir la vidéo pour les commerces de proximité.
Faut-il passer soi-même devant la caméra ?
Pas toujours, mais c’est ce qui marche le mieux. Les vidéos où le dirigeant ou l’équipe parle à l’objectif créent un lien que les plans de produits seuls ne créent pas.
Beaucoup de dirigeants redoutent ce moment. C’est normal, et cela s’apprend. On tourne phrase par phrase, on recommence autant que nécessaire, et le montage ne garde que le meilleur. Une partie des vidéos peut d’ailleurs se passer de votre visage : vos mains, vos produits, votre lieu. Nos conseils pour vous y mettre sont dans notre guide pour être à l’aise face caméra.
Faire soi-même ou se faire accompagner ?
Les deux sont possibles. Voici comment trancher.
Faites-le vous-même si vous aimez cela, avez une demi-journée par semaine à y consacrer et une idée claire de ce que vous voulez dire. Un téléphone récent, un micro-cravate et une fenêtre bien orientée suffisent pour commencer.
Faites-vous accompagner si le temps vous manque, si vous avez déjà commencé puis arrêté, ou si vos vidéos ne servent pas vos objectifs commerciaux. Le vrai coût de la vidéo faite soi-même n’est pas le matériel : ce sont les heures retirées à votre métier.
Je ne dirai jamais qu’il faut tout déléguer. Mais je constate qu’un dirigeant qui tourne seul abandonne presque toujours au bout de quelques semaines. Ce n’est pas un manque de volonté : c’est que son métier passe avant, et c’est normal.
Pourquoi un vidéaste basé à Strasbourg ?
Havnn est basé à la Robertsau, et nous tournons dans tout Strasbourg, l’Eurométropole et le Kochersberg. Connaître la ville, c’est savoir la filmer : une façade, un marché, un coin de rue que les Strasbourgeois reconnaissent. Une vidéo qui parle de votre quartier touche d’abord ceux qui peuvent pousser votre porte.

